Allongée sous le cerisier en fleur,
Je ressens avec une infinie douceur,
Cet instant de quiétude, ce bonheur,
Je ne pense à rien pour l'heure.
Le ciel est bleu, des abeilles sont là,
Pollénisant les fleurs, emmenant à la ruche la récolte là.
Que demander de plus, un papillon virevolte,
Au-dessus de ma tête, il n'y a aucune révolte.
Dans l'herbe verte que demander de plus à la vie,
Elle semble soudain à son apogée, c'est si joli.
Les arbres alentours dégagent une odeur,
Comme le lilas qui déploient ses fleurs de bonheur.
Je flemmarde, je regarde, je suis dans ma bulle,
La tête vide et l'oreille aux aguets, rien n'est tumulte.
Le bonheur, le vrai, c'est ici que je le connais,
Dans ma maison cocon, dans le verger, je me plais.
Ce temps d'avril, dit pourtant ne te découvre pas d'un fil,
Mais comment résister au plaisir de se dénuder, inutile,
Il fait chaud, le réchauffement climatique est là,
Mais pour le moment on ne prend que le bonheur ici bas.